Méthodologie : La gestion différenciée des dépendances vertes d’infrastructures

La “gestion différenciée” des dépendances vertes permet un entretien adapté à leurs spécificités, notamment en tenant compte de leur patrimoine écologique, paysager et pédologique, de leur potentiel d’évolution, des enjeux liés à l’infrastructure de transport. 

Quelles sont les pratiques les plus courantes ? Quelles sont les modalités effectivement mises en œuvre aujourd’hui, les limites et difficultés ? Quelles sont les pistes pour améliorer la gestion différenciée ? Comment assurer le suivi des résultats ? Ce rapport du Cerema en deux parties répond à ces questions.

Les espaces végétalisés bordant les infrastructures de transport, appelés dépendances vertes, assurent de multiples fonctions comme l’amélioration de la lisibilité de la route ou la réduction des nuisances environnementales. Selon leurs modalités de gestion, elles assurent également une fonction en termes de préservation de la biodiversité et de qualité paysagère.

Partie 1 : Perspectives sur la gestion différence des dépendances vertes 

La “gestion différenciée” de ces dépendances vertes d’infrastructures (accotements, talus, délaissés des infrastructures, espaces en friche, etc.) permet de contribuer activement à la promotion de la biodiversité au sein des dépendances vertes.

Les atouts de la gestion différenciée

  • La gestion différenciée peut contribuer à faire évoluer les dépendances vertes vers un état davantage naturel (prairie maigre notamment). 
  • De même, l’expérimentation menée par le ministère chargé de l’environnement sur les dépendances vertes du réseau routier national pendant trois années a montré l’intérêt de la fauche tardive en faveur des insectes pollinisateurs. En effet, la floraison des plantes, notamment mellifères, offre des ressources alimentaires, en particulier pour les abeilles et les papillons.
  • Cette approche peut en outre développer le sentiment d’adhésion des usagers et des associations de protection de l’environnement. Elle peut également, le cas échéant, être remise en cause par les riverains, dans le cas où la gestion favoriserait le développement d’espèces non souhaitées par ces derniers.
  • La gestion paysagère des dépendances vertes peut participer à la sécurité de la route. Le choix des espèces végétales et leur entretien impactent son balisage et favorisent sa lisibilité par les usagers. La présence d’arbres en bord de route peut ainsi faciliter la lecture des courbes et virages. Elle peut également souligner la présence de carrefours ou d’intersection, pour lesquels une attention particulière est demandée aux conducteurs. La composition végétale des dépendances participe donc à la notion de « confort » de la route, en apaisant ou en alertant l’usager.
  • Par ailleurs, la prise en compte de la dimension paysagère dans la gestion différenciée permet de valoriser la région traversée pour l’usager et  contribue à l’insertion de l’infrastructure de transport au sein du paysage de la région.
  • De même, l’expérimentation menée par le ministère chargé de l’environnement sur les dépendances vertes du réseau routier national pendant trois années a montré l’intérêt de la fauche tardive en faveur des insectes pollinisateurs. En effet, la floraison des plantes, notamment mellifères, offre des ressources alimentaires, en particulier pour les abeilles et les papillons.
  • Cette approche peut en outre développer le sentiment d’adhésion des usagers et des associations de protection de l’environnement. Elle peut également, le cas échéant, être remise en cause par les riverains, dans le cas où la gestion favoriserait le développement d’espèces non souhaitées par ces derniers.
  • La gestion paysagère des dépendances vertes peut participer à la sécurité de la route. Le choix des espèces végétales et leur entretien impactent son balisage et favorisent sa lisibilité par les usagers. La présence d’arbres en bord de route peut ainsi faciliter la lecture des courbes et virages. Elle peut également souligner la présence de carrefours ou d’intersection, pour lesquels une attention particulière est demandée aux conducteurs. La composition végétale des dépendances participe donc à la notion de « confort » de la route, en apaisant ou en alertant l’usager.
  • Par ailleurs, la prise en compte de la dimension paysagère dans la gestion différenciée permet de valoriser la région traversée pour l’usager et  contribue à l’insertion de l’infrastructure de transport au sein du paysage de la région.

Ce rapport a été réalisé à partir d’entretiens avec les gestionnaires d’infrastructures. Il présente les principales pratiques en matière de gestion différenciée des dépendances vertes : fauchage raisonné, utilisation limitée et ciblée de produits phytosanitaires, gestion des déchets (détritus et/ou déchets verts issus de l’entretien des dépendances), promotion de la biodiversité. 

Ensuite, il présente des éléments de construction d’une stratégie de gestion différenciée, à partir des différentes démarches menées par les gestionnaires qui sont exposées de manière synthétique. Les difficultés, notamment d’ordre technique, rencontrées par les différents interlocuteurs sont précisées, puis des perspectives et orientations relatives à la gestion différenciée concluent cette première partie du rapport.

La gestion différenciée des dépendances vertes – Phase 1

Partie 2 : Le suivi des plans de gestion différenciée

Dans cette deuxième partie, le Cerema s’est focalisé sur un des axes de réflexion précédemment mis en évidence : le suivi des résultats liés à la stratégie de gestion différenciée.

En effet, il apparaît nécessaire d’assurer le suivi des plans de gestion différenciée, afin d’offrir aux gestionnaires les leviers nécessaires pour préciser ou réorienter, le cas échéant, certaines de leurs actions.

La mise en œuvre d’une stratégie de suivi permet aussi de contribuer à la connaissance des dépendances vertes, de construire un argumentaire pour la promotion de ce mode de gestion et enfin, de mettre en évidence les progrès pouvant encore être poursuivis.

Dans cette perspective, ce document propose une stratégie de suivi des plans de gestion différenciée, ainsi que des indicateurs dédiés facilitant la mise en œuvre de cette évaluation.

Cette méthode tient à la fois compte des pratiques en vigueur chez les gestionnaires, ainsi que des initiatives similaires prises pour d’autres politiques publiques. Elle met enfin en exergue les limites et les incertitudes associées aux différents indicateurs et à leur interprétation.

La gestion différenciée des dépendances vertes – Phase 2

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